25 novembre 2007
J-198
J'ai envie de pain perdu.
Hier soir, le verre avec M. ne devait durer qu'une heure. Résultat : je suis rentrée à 2h du mat. Quand je l'ai rejoint, M. était avec un couple d'amis qui devaient partir rapidement pour une autre soirée. Le contact est très bien passé entre eux et moi : du coup, changement de programme, M et moi les accompagnerons. Petite balade dans Paris en voiture, j'avais oublié à quel point c'était agréable. Arrivée dans le bar. M et moi comprenons instantanément que nous n'avons pas fait le bon choix de soirée: jamais vu un pub si propre, aseptisé, lumineux. Les gens y étaient lisses, bien mis, sages et sérieux. Juste pas intéressants.
J'ai regardé just in case s'il y a avait un futur mari potentiel : nada. Un amant pour la nuit? Pas mieux. Il ne restait qu'une chose à faire : boire de la bière avec mon pote, se marrer, se souvenir, se moquer et re-commander.
Jusqu'à notre visite commune des toilettes "comme à la maison". C'était trop tentant. J'arrose M. de flotte. Nous nous affrontons en duel avec pour arme des étagères en bois. Je finis par l'aromatiser au pliz. Fou rire de rigueur. Nous revenons dans le pub bien fiers de nos bêtises de gamins.
Malgré les insistances de M pour prolonger la soirée dans un bar avec un peu plus de "patine" si possible, je résiste (prouve que j'existe) et déclare l'heure du départ venue. M. et moi fumons une dernière cigarette en attendant un taxi dans le froid de la nuit parisienne, l'alcool bu ces dernières heures nous réchauffe.
Le taxi arrive.
Je le remercie pour cet excellent moment : les soirées ratées sont définitivement les meilleures.
NB : J'ai encore envie de pain perdu.