One year!

Les 365 jours précédant mes 30 ans

28 septembre 2008

J+cocon

A part pour mon yoggin' dominical, je ne suis pas sortie de la journée. Oui je sais, c'est un scandale au vu du soleil qui régnait aujourd'hui sur Paris. Mais après mon après-m' course et courses d'hier, j'avais envie d'un peu de calme, de silence, de repos.
J'ai pourtant eu envie de sortir, j'ai eu envie de me balader, de boire un coca-light en terrasse, de papoter, de marcher au ralenti, de m'extasier sur les monuments, de râler après les touristes. J'ai eu envie de faire tout ça. Mais pas seule. Et je n'ai pas su qui appeler.
Fausse excuse? Je ne sais pas. Mais à défaut, je suis restée dans mon cocon et me suis auto-persuadée que c'est ce dont j'avais envie.

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27 septembre 2008

J+mobile

2 heures dans une salle de cinéma entourée de profs pour découvrir "entre*les*murs". A bien y réfléchir c'est le livre qui aurait du avoir une palme d'or, mais pas forcément le film.

1 heure dans la boutique de téléphonie mobile pour trouver le mobile avec le meilleur rapport qualité/prix tout en gardant mon calme face au vendeur-plus-mauvaise-foi-tu-meurs.

22 minutes chez G*A*P à crier de joie parce que je rentre dans un jean-une-taille-en-moins que le précédent... ça s'appelle "fondre".

15 minutes à discuter avec mon pote d'enfance S. et à maîtriser mes sanglots, à lui raconter ces derniers mois et à l'entendre me dire "jure-moi que tu passes à l'appart bientôt", conscient qu'il était de mon état. Avec les "vrais" potes, c'est plus fort que moi, je craque.

Le reste de mon temps à me dire que la "nouveauté" n'a pas intérêt de me décevoir. C'est pas le moment.

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26 septembre 2008

J+le sourire

Il suffit de pas grand chose parfois : 2 verres de Chardonnay et me voilà en train de lever le voile du secret à G. Quel manipulateur celui-là!
Et je m'en veux déjà. Le mauvais oeil! Si j'en parle, ça va foirer, c'est certain.

Actuellement, je ressens un besoin incroyable d'être rassurée sur mon apparence physique : puis-je plaire? suis-je jolie? Ai-je du charme? Ces questions m'obsèdent. Quelques "stats" (beurk!) pourraient me rassurer (tu parles!), des amis plein d'empathie se lancent dans de grandes démonstrations, mais rien n'y fait, je doute.

Je ne réalise pas que l'on est vendredi, n'ayant pas vu la semaine passer, on pourrait tout aussi bien être en milieu de semaine.

Mais le sourire est revenu, je crois même qu'il s'est installé...

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24 septembre 2008

J+ça va? oui ça va!

Que dire? Que raconter? Comment le raconter?

Un enchaînement d'apéros/dîners/balades plus agréables les uns que les autres. Rien à faire, j'aime passer du temps avec mes amis, discuter, prendre des nouvelles, se souvenir, refaire le monde, un nouvel angle, une nouvelle approche, un nouvel argument à chaque fois qui me fait progresser, avancer un peu plus...

Un rendez-vous avec un médecin, spécialiste qui sait de quoi il parle. Qui met des mots sur les maux, qui en a l'honnêteté, qui comprend, qui devance, qui prévoit, qui prévient.

Des journées de boulot de plus en plus chargées et enfin une reconnaissance, aujourd'hui.

Et puis une nouveauté, dont je ne parlerai pas ici. Je le garde pour moi. L'expérience dit qu'à chaque fois que j'ai parlé d'une nouveauté, ça a foiré. Donc....

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22 septembre 2008

J+putain

Putain de putain de putain.
Il a suffit que dans le 3ème train dans lequel je montais, le type à côté de moi lise un livre de kundera.
Et paf.
SMS : "je pense à toi."
Midi : je l'appelle et oh surprise il décroche.
Il dit qu'il est content de me parler.
1 petite minute d'échange. Et déjà des papillons dans le ventre, et déjà le sourire revient.
Il ne sait pas si c'est une bonne idée de me rappeler. Je lui dis de ne pas trop réfléchir. Je lui dis que l'on n'est pas obligés de se voir. On peut seulement parler.
Il me dit "à ce soir".

Il n'a pas pu me rappeler ce soir.
Putain de putain de putain.

LUI est revenu.

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18 septembre 2008

J+les vieux films

A l'époque je regardais ce film avec ma mère. On adorait toutes les deux. On l'a vu, et re-vu et re-re-vu jusqu'à abîmer la bande.
Ce soir, lorsque j'ai appris qu'il était diffusé, j'ai sauté de joie et saoulé par la même occasion tous mes collègues.
Et puis j'ai fini par passer un coup de fil à ma mère pour vérifier qu'elle aussi avait pensé à moi...

Je vous laisse, les souvenirs m'attendent.

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J+le collier

Impossible d'enlever mon collier. Coincé. Personne pour m'aider. Personne pour regarder de plus près.
Après de longues minutes, j'ai tout arraché.
Le collier est foutu.
Le jeune homme semble parfois intéressé. Parfois très distant et froid.
Devenue avec le temps particulièrement méfiante, j'attends.

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15 septembre 2008

J+l'ado

Envolés les beaux discours sur le célibat, envolés les revendications d'indépendance et de solitude assumée. Quand je le croise, je fonds. Quand je lui parle au téléphone, j'essaie de prendre un air détaché mais je redeviens instantanément une ado de 14 ans.
Et en réunion, je me concentre à mort pour ne pas perdre le fil de la réunion. Mais ponctuellement je craque et réponds à l'une de ses taquineries, par une autre taquinerie, mettant définitivement sur la touche les autres participants à la réunion. Je me reconcentre, réponds aux questions, argumente, tranche, résume. Puis le regarde, et souris en le voyant sourire...
Je crois que ça s'est vu. Les autres ont pu mesurer la complicité évidente entre nous.
Honte suprême, je me demande même si j'ai pas rougi (je ne me sens pas rougir.. les autres se chargent de me le faire remarquer...).

Alors sur le chemin du retour, je me surprends à me poser des questions, pire à imaginer... voire me projeter.

Mais rien n'y fait. La conclusion est toujours la même : il n'y a aucune raison qu'un type aussi bien que lui s'intéresse à moi.
Et non je ne cherche pas à recueillir 12956 commentaires ici-même me persuadant du contraire... Non. Je le pense et je me dis qu'il faudrait vraiment que je commence à avoir confiance en moi.

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14 septembre 2008

J+boulimie

C'est ce que j'appellerais une boulimie d'activités. Après des semaines passées à refuser apéros sur apéros, dîners sur dîners etc..., j'ai eu envie ce week-end de relancer la machine, de passer du temps avec les autres et surtout de profiter de chaque minute.

Et ça a commencé dès vendredi soir : à peine sortie du bureau, petit shopping rapide avant de retrouver G. pour notre classique terrasse du vendredi soir "pinte-bacon burger". Il est 20h et on glandouille déjà, on profite, on boit, on discute. La magie et l'euphorie du vendredi soir, j'adooooore.
Samedi, après avoir réceptionné mon nouveau lit, je passe mon après-midi à me perdre rive gauche. Impossible de me repérer, je fais des tours dans tous les sens et marche un truc comme 3 heures dans 5km².
J'en profite pour passer des coups de fil et donner signe de vie à tous ceux que j'ai ignoré ces derniers mois.
Samedi soir, dodo obligatoire.
Dimanche, le marathon reprend. Non pas avec un marathon justement mais avec 45 minutes de "yogging", suivis d'un brunch bien plaisant avec A., puis 2h de ballade avec elle, puis apéro de 17 à 19h avec S et F. ouf!
Je rentre tout juste. Il est 19h30, je n'ai pas vu mon week-end passer. Et je crains fort que la semaine qui arrive n'ait le même rythme : un truc prévu tous les soirs. Boulimique je vous dis.

Bon ok c'est chouette, je vous l'accorde. Besoin de voir mes amis, de discuter à nouveau de tout et de rien, de me balader dans Paris et d'enchaîner les rendez-vous. Mais j'ai vraiment besoin d'avoir du temps pour moi. Eviter de passer d'une extrême à l'autre. Trouver le juste milieu en somme.

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10 septembre 2008

J+ le debrief

Je ne l'ai pas reconnu tout de suite. Il m'a dit plus tard m'avoir vue immédiatement.
Il n'a pas changé du tout. Rien. Le même.
Un bar pour boire 2 bières, laisser l'alcool agir et nous (me) décontracter.
J'ai beaucoup parlé. Toute la soirée d'ailleurs.
Puis le resto. Le début de la fin.
D'abord les gestes .... Lui faire goûter mon plat. Sans rien lui demander. Puis l'inverse. Je goûte directement à sa fourchette. Comme avant. Un geste familier. Il me sert du vin. Il rit. Ses yeux brillent. Il jette sa tête en arrière. Je détruis la nappe en lui parlant. Son visage qui s'adoucit quand il n'est pas d'accord. Ses mains toujours en mouvement. Son sourire toujours caché, toujours prêt au cas où.
Le même.
Puis il y a les paroles. Très peu sur sa future femme. J'ai dû poser les questions. Ses parents. Ses amis. Sa vie. Notre séparation.
Et enfin les souvenirs. Un instant pendant la soirée où l'on sait qu'on passe au revival. Barcelone. L'école. Les engueulades. La 1ère séparation. La 2ème. Notre rencontre dont on n'avait jamais reparlé. Et puis plein de petits souvenirs. Que l'on a revécus. Pendant 2 heures.
Puis pour finir il y a les questions. et les réponses.
Lui : "si l'on ne s'était pas séparés, on serait mariés avec des enfants aujourd'hui."
Lui encore : "j'ai été un sale con avec toi."
Lui toujours : "tu as changé."

J'ai passé ma soirée à essayer de lui faire découvrir la nouvelle moi. J'avais 2 heures pour ça. J'ai beaucoup parlé. En partie pour ça. Mais aussi parce que parler avec lui, c'est une évidence, une habitude, un réflexe.
Je l'ai beaucoup observé. Sur la réserve. Sur la défensive? Moins pétillant que d'habitude. Et puis je l'ai regardé quand il me parlait. Ses yeux. Sa façon de me regarder. J'ai essayé de comprendre ce qu'ils exprimaient. Des regrets? Des doutes? Ou tout simplement de la fatigue? Sa copine lui manquait peut-être.. tout simplement.

Alors voilà. Quand il m'a confirmé que l'on aurait pu être mariés aujourd'hui, j'ai pris un coup de poing dans le ventre. Parce que j'y ai souvent pensé, mais je n'y ai jamais cru. Alors j'ai vu une autre vie devant mes yeux. Lui, en mari. Moi, en mère. La douleur dans le ventre s'est faite plus forte. Puis j'ai parlé d'âme soeur. il a acquiessé. Il a complété en disant "et c'est rare d'en trouver".

J'ai eu envie de l'embrasser. Quelques fois pendant le repas. Beaucoup quand il m'a laissée en bas de chez moi. Je ne saurais dire s'il avait hâte de partir. Je ne saurais dire si lui aussi a été décontenancé par nos retrouvailles. Il m'a dit avoir passé un excellent moment.


Voilà pour les faits. Depuis je vis au milieu d'une tempête. Tout se bouscule. C'est le bordel. Plus rien n'est à sa place. Plus rien n'est évident. Le même? Différent? Moi? Nous? Envie? Trop tard? Avec des "si"...

Alors ce matin, j'ai appelé mon père. Ma mère étant là, je lui ai proposé de me rappeler quand il serait seul. Comme quand P. m'a larguée il y a 3 ans. C'est lui que j'ai appelé.
Ce soir je lui ai expliqué le déroulement de la soirée. Il m'a dit très simplement : "ma fille, si ça doit te faire de la peine, arrête de le revoir.
Moi : on n'a pas prévu de se revoir tu sais, c'était juste comme ça... Et puis c'était l'occasion de faire passer quelques messages et de voir comment moi, j'avais évolué. Et je crois qu'il fallait passer par là.
Lui : Alors c'est très bien que tu l'aies fait ma fille. Je suis fier de toi."

Et moi ce soir, je ne sais plus où je suis.

Et aussi... il a reconnu mon parfum.

Posté par oneyear à 20:59 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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