One year!

Les 365 jours précédant mes 30 ans

31 janvier 2009

cycle

C'est reparti pour un tour.
Ce que je craignais est arrivée. 2 spécialistes vus à 2 semaines d'intervalle. L'un a dit "tout est ok", l'autre a dit "on va quand même opérer".
De plus, c'est moi qui avait "repéré" le truc qui pouvait posait problème. Bingo.

2 problèmes, qui ne font que confirmer et accentuer mon angoisse :
1. les médecins n'ont pas tous le même avis médical : l'un a laissé passé le truc, l'autre préconise une intervention.
2. C'est moi qui ai repéré le "truc" : ils avaient donc raison... je suis la mieux placée pour m'observer. Sauf... sauf que c'est une pression incroyable et difficilement supportable. Que va-t-il se passer le jour où je ne verrai pas justement?

Alors je suis repartie pour un tour : consultation, clinique, intervention, analyse, angoisse, résultats.

Cette fois je n'ai annoncé la nouvelle qu'à ma soeur. Qui m'a simplement répondu "mais pourquoi tu ne m'as pas dit que tu allais voir le médecin?". Plus rien depuis.
Je n'ai rien dit à mes parents.
Je n'ai rien dit à mes amis.

J'ai peur.
Je me dis que ma vie ressemblera désormais à ça. S'observer, vérifier, opérer, analyser et prier pour que tout aille bien.

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26 janvier 2009

lundi 26 janvier

Aujourd'hui,
- j'ai pensé à mes innombrables heures passées dans les trains depuis que j'ai quitté le domicile parental, il y a presque 14 ans.
- je n'ai pas su que penser ni comment réagir quand cette copine, revenue de congés mat' à qui je disais être "toujours" célibataire mais plutôt pas malheureuse m'a dit : "écoute... tant que tu le vis bien!".
- j'ai imaginé que ce garçon qui a longtemps marché derrière moi me regardait.
- j'ai rédigé un long, un très long mail professionnel destiné à "convaincre" ma hiérarchie.... et regretté de ne plus avoir de dissert' à écrire.
- j'ai annulé au dernier moment un rv avec un vague type rencontré via mee*tic, avec qui le 1er verre fût d'un ennui incroyable et avec qui je sais qu'il ne se passera rien. A moins que je sacrifie.. tout!
- j'ai écouté encore et encore co*coon dont je ne me lasse pas, même après 60 écoutes.
- j'ai eu envie de partir en Italie, au Japon, au Mexique, au Canada, en Corse.

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23 janvier 2009

Help*I*need*somebody.. help!

C'est chouette parfois de demander de l'aide aux autres. Parce que parfois, on a atteint ses limites. Et croyez-moi, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, demander de l'aide "concrète" aux autres, j'avais du mal. Surtout par crainte qu'ils me la refusent. Dans le doute, autant déplacer des montagnes (ou claquer 100 euros de frais de livraison chez i*kea mon amour plutôt que de demander à qui que ce soit de sacrifier son dimanche matin pour me servir de chauffeur) - NDLR : pour ce dernière exemple, je n'y arrive toujours pas.. et bing 100 euros claqués!

Bon là dernièrement, monter cette chose qui trainait dans mon appart, je n'y arrivais pas. J'ai tenté le coup pourtant. Etape 1 : fait. Etape 2 : putain, de bordel de merde mais comment ça se met ce truuucc?
Je pouvais pas faire autrement : j'ai appelé un homme, qui donc par définition (Simon de b. si tu m'entends, pardonne-moi) a des talents de bricoleur.
Et ça n'a pas loupé. Déjà, pas de refus. Ouf. Puis ben ... bien évidemment la chose fût montée en 45 minutes. Une bouteille de St*Emilion pour nous soutenir moralement. S'en est suivie une discussion particulièrement intéressante sur fond de remontée de Pennsylvania Avenue by the new president.
A cette occasion je me suis rendue compte souvenue à quel point c'était sympa de "faire" quelque chose à 2. Autre que du sexe. Autre que boire un verre. Autre qu'aller au cinéma. Faire un truc à deux. C'est chouette.

Hier encore, une journée de merde. Une de ces journée où dès 7h du matin vous savez que ça va dérailler. Et ça loupe pas. Alors à 14h30, n'y tenant plus, j'envoie un sms au journaliste. Quoi? Ah? Je vous ai pas parlé du journaliste? Bon ben ça viendra dans mon post sur "comment je suis sortie de la crise grâce aux amants."
Le journaliste donc... à qui je demande s'il est possible d'avoir un calin. Surpris le journaliste rapport au fait qu'il est un peu loin en ce moment (des océans nous séparent encore pour quelque temps).
Ben bing, calin accordé sur le champ. Cadeau bonus, il me demande ce qui est à l'origine de cette envie soudaine. Sympa.
M'en faut pas plus moi parfois

La bonne nouvelle c'est que vraisemblablement il a eu besoin d'un service aujourd'hui. Et m'a réclamé un calin à son tour cette apres'm. Vous emballez pas. Y'a pas de quoi. Si si je vous assure. Vous expliquerai.
C'était la minute bisounours...

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17 janvier 2009

Assise au bar, dans ce bar

Une invitation formulée il y a déjà plusieurs semaines par F-ex-meilleur-ami. Ce mail est arrivé après de trop longs mois de silence.
J'ai décliné. Sans essayer de me justifier. "Je ne serai pas parmi vous. Passez une bonne soirée", ou quelque chose dans le genre.
C'est ce soir qu'a lieu le dîner. Je viens de quitter S., qui elle, s'y rend. Nous avions rv dans un bar que j'affectionne particulièrement, dans mon quartier. Je me suis installée au bar, en l'attendant. Elle n'est pas restée très longtemps, déjà en retard pour se rendre à ce dîner.
Lorsqu'elle est partie, je suis restée au bar, dans le bar. A écouter la musique. A réfléchir. A hésiter finalement. Puis très vite "non". A observer les clients. A être juste bien.

J'ai fait des coupes dans mon cercle d'amis. J'ai arrêté de faire des efforts pour des gens qui ne le méritent pas. J'ai compris, après de longs mois, que ceux qui voulaient vraiment être à mes côtés, l'ont été : mails, messages, verres. Et même si j'ai décliné plus d'une invitation, même si parfois je suis restée longtemps silencieuse, ils sont restés. Ils étaient là. Ils ont manifesté leur présence et leur amitié, chacun à sa façon.

F. lui a disparu. Complètement. Un jour, certainement, j'irai prendre un verre avec lui. Comme ça, pour rien.
Mais ce soir, je n'ai pas envie de faire comme si de rien n'était. Dîner, trinquer, raconter les derniers évènements, sourire, rire. Je n'ai pas envie de faire semblant. Cette époque est révolue.  Finis les efforts pour ceux qui ne le méritent pas.

Je vous dois un post sur les "lecteurs".
La raison pour laquelle j'ai arrêté d'écrire quelques semaines est évidente : je ne parlais que de pleurs, de larmes, je tournais en rond, j'étais perdue, triste et seule. Qu'on le veuille ou non lorsque l'on rédige un blog, on tente, malgré ce qu'on veut bien dire, de maîtriser son image et de la rende la plus attractive possible. Mon image n'était pas particulièrement reluisante, voire pas du tout. Je ressentais de la honte. Ce qui ne m'aidait pas non plus! Bref, un cercle vicieux. Et puis surtout arrive un moment où l'on (je) culpabilise vis-à-vis des quelques lecteurs qui s'accrochent. Mince alors, vous aussi vous avez peut-être passé une journée de merde. Géniale la lecture de mon blog après ça... :)... Arrêtons le massacre donc!

Malgré ça j'ai été extrêmement touchée par le soutien de plusieurs lecteurs réguliers ... Virginie, Placebo et Nicolas se reconnaîtront...Vous savez, dans une période où l'on est lâché par certains de ses amis vieux de 10 ans, on trouve incroyable que de parfaits inconnus vous offrent leur soutien, comme ça, pour rien... Pas de longues phrases, juste un très grand merci... J'ai été très très touchée.... vraiment.

Ce soir, assise au bar, dans ce bar, j'étais sereine, avec cette impression d'avoir enfin réussi à me débarrasser de nombreux poids et d'être à nouveau en phase avec certains principes...
Et je vous l'assure (vous le saviez peut-être déjà) mais passer un samedi soir seule dans ces conditions est largement moins honteux que d'aller jouer la comédie dans un appartement cossu du 8ème arrondissement.

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13 janvier 2009

Rouge sang

Première visite de contrôle, première visite de contrôle accompagnée, première fois que quelqu'un pose une journée entière de rtt pour m'accompagner (ouaaaaah) et ce, spontanément sans que je ne demande rien (re-ouaaaaaaaah), première fois que j'arrive à maîtriser mes larmes pendant que le docteur vérifiait l'absence de ganglions et autres dangers potentiels, première manucure pour fêter ça (trèèès trèèèès joli ce rouge sang...), première veste de smoking (merci monsieur Saint*Laurent! ... non on se calme je n'ai acheté qu'une pâle imitation mais qui tombe merveilleusement bien), première envie (depuis longtemps) de plaire, première sensation que je peux vraiment plaire (ouiiiiiouiiiii je sais c'est ridicule...), première impression depuis longtemps de ME plaire. Une confiance enfin revenue!

Envie de vivre quelque chose avec quelqu'un.
Sentiment que c'est peut-être possible. Sentiment que le moment est venu.

NB : hier soir, premier concert de co*coon (et invitée par-dessus le marché!).
NB du NB : ne vous moquez pas du type qui rigole bêtement sur la vidéo... Hier soir pendant le concert, tout l*olympia riait bêtement.. sous le charme tout simplement. Et moi la première.
Quelques minutes de douceur absolue ...

Posté par oneyear à 18:51 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 janvier 2009

o'voi' tata!

La famille ... c'est finalement le plus mauvais des exemples.
Ils n'ont rien su de mon mal-être,  il ne se sont donc pas rendus compte de mon retour en fanfare.
Plusieurs personnes de mon entourage m'ont interrogée (reprochée) de ne pas davantage échanger avec mes parents/ma soeur ou autre (encore faut-il qu'il y ait un "autre".. et oui ça existe les familles restreintes!), de ne pas suffisamment m'appuyer sur eux, fianlement ne pas leur en faire baver.. à eux aussi...

Avec mes parents/ma soeur, nos échanges sur le sujet ont été très limités dans le temps, à savoir aux quelques jours suivant l'annonce de mes résultats. Ma soeur a pleuré, ma mère aussi. Mon père s'est simplement tu (pire que tout). A cet instant, je savais qu'à l'avenir je ne ferai que les rassurer et rien d'autre. Il était hors de question de pleurnicher au téléphone en leur demandant du soutien alors qu'ils étaient déjà si inquiets. Je voulais les protéger, autant que je le pouvais. Les tenir à l'écart de tout ça. 2ème "opération", visites de contrôle. "ouiiii ça va super! Vous z'inquitez pas!!!!".

Les avoir tenus à l'écart ne signifie pas qu'ils n'ont été d'aucune aide. Au contraire. Je ne les ai jamais autant sollicités, appelés, embrassés, faits rire, offert de cadeaux.
Alors que mon téléphone ne sonnait plus depuis bien longtemps, les seuls appels venaient d'eux. Ma soeur n'a eu de cesse de partager avec moi les progrès de mon filleul... Même lui, ce petit bout de chou qui parmi ses premiers mots n'a pas oublié de glisser "tata" ("coucou tata", "o'voi' tata").

Ils ont beau avoir tous les défauts de la terre quand ils nous insupportent, j'ai toujours su que si tout s'effondrait, eux seraient toujours là.
Et ces derniers mois, sans le savoir, ils ont été là, toujours, à la hauteur..... La béquille.

Bientôt... le 3ème exemple... les lecteurs!

Posté par oneyear à 21:59 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 janvier 2009

Meteo

Bon cette envie de rebondir, de passer à autre chose et d'en dépasser d'autres n'est pas arrivée toute seule hein.... mais ni grâce aux voeux de 2009 (du bonheur! du bonheur! du bonheur!!! pffff connasse va!, ni grâce à Sarko (ben oui il veut être partout : il aurait pu essayer de me sortir du marasme ambiant!), ni grâce aux médocs (thanks God).

Mais petit à petit, les éclaircies font leur apparition. Question de survie.

1er exemple : le boulot.
Finis les sourires de convenance. Finies les censures. Finis les dej où ça parle boulot.
Mes voisins me font chier? Ipod. Toute la journée s'il le faut. "On me parle???? Vous entends pas."
Des collègues me mettent des bâtons dans les roues/manquent de courtoisie/essaient de me coincer? Un mail. Bien comme il faut. Copie avec qui il faut. Ah tiens.. j'ai plus de nouvelles.  En revanche, je prends soin de tout ceux avec qui je bosse bien. Et ils me le rendent bien.
Les dej deviennent chiants à mourir? Sandwich toute seule en lisant le monde. Une vraie pause. Sans être obligée d'écouter des conneries plus grosses que certains.

Et puis des points précis, hebdos sur les avancées, les difficultés, les solutions. Dire les choses.
Communiquer. Expliquer. Quitte à surprendre. Quitte à blesser.

Demain, le 2ème exemple. La famille.

Posté par oneyear à 20:39 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2009

Oh oui je sais...

C'était la 31 ème annonce de clôture et c'est le 32ème retour. Tout ça à cause d'une flemme plus grosse que moi de créer un nouveau blog, trouver un nouveau titre (compliqué ça!), des couleurs tout ça...

Bon tout ça pour dire que je crois.... (j'ai dit je crois hein....), que voici venu le temps ... du rebond.

See you! :)

Posté par oneyear à 20:18 - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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