One year!

Les 365 jours précédant mes 30 ans

29 juillet 2009

Blouses

N'écoutant que mon coeur (et mon psy*), je me décide enfin à, je cite : "sauvez cette relation. Elle en vaut la peine. Battez-vous pour retrouver votre complicité. Posez-lui directement la question : pourquoi ne s'est-on pas vus ces derniers mois? Sauvez cette précieuse amitié".

Nous devions dîner ensemble ce soir, en tête à tête. Moi et F ex-meilleur ami. J'étais décidée à aborder les sujets difficiles avec lui. Pour enfin évacuer le passé et retrouver mon ami. Enfin.

Mais pas de dîner. Une opération bénigne plutôt imprévue et 2 jours d'hospitalisation (vous savez que maintenant on a l'info grâce à Face*book??), je ne me pose aucune question et vais lui rendre visite.

20 min de queue chez La*durée, 15 min de marche et j'arrive dans sa chambre (non sans avoir croisé un médecin -hou la la- dans l'ascenseur). "Comment va le malade? bla bla bla".... Je suis contente d'être là pour lui.

Et puis une 2ème copine arrive. Il nous raconte les heures avant l'opération, le retour du bloc. Je complète son récit avec des anecdotes de mes "petites" interventions sur les grains de beauté, ma crainte de déclarer ma flamme au chirurgien alors que j'étais sous l'effet de l'anesthésie , la vraie peur de ne pas me réveiller, mes blagues avec les infirmières, ma blouse de "malade" - nouée devant/derrière- etc...). Cela dure de longues minutes. Longues minutes pendant lesquelles je n'écoute plus qu'à moitié, revivant mes interventions et surtout ma solitude.
Alors certes, à l'époque je n'ai pas crié sur les toits la date des interventions ni le lieu ni le numéro de la chambre, j'ai juste demandé à une copine de venir me chercher.
Là, dans cette chambre avec F., le truc m' a explosé à la figure : il n'était pas là. Ils n'étaient pas là. J'ai vécu les mêmes moments que lui et pourtant.... Pas de macarons, pas de presse, pas de coups de fil, et surtout ... pas de lui. Alors que j'avais tant besoin de lui, là à côté de moi. Juste pour me rassurer.

Et j'étais là, ma boite de macarons sur les genoux, à le regarder boire son bouillon.

Je n'ai plus rien dit. Ou répondu de façon laconique aux questions sur mon boulot. J'ai pris congés.

En sortant, j'étais en colère. Conter lui et surtout contre moi. Je me suis sentie ridicule.

Renouer va demander plus de temps et d'efforts que ce que je n'imaginais.

J'écris et les larmes débordent.

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27 juillet 2009

Humeur

L'humeur du moment?

Je ne suis tout simplement pas sereine. Je pense à ce blog, aux séances avec mon nouveau meilleur ami dans son fauteuil et aux noeuds que l'on identifie, à Môsieur, à mes parents, à ma soeur, à mon boulot, à mes difficultés, à mon avenir, à F. ex-meilleur ami, à ce que le psy en dit, à mon appart et surtout à en changer, peut-être.

Bref, je suis tout la journée perdue dans mes pensées, à tenter de comprendre, de progresser, d'améliorer, de cohabiter, parfois de regretter.

Vous savez ce dont j'ai besoin? D'une accalmie. De ne plus penser à rien. De débrancher.

Ah ben oui tiens... ça ressemble pas mal à des vacances tout ça. Sauf que les miennes n'arriveront que dans un mois.

Alors en attendant?

Je rêve ... d'un pique-nique. Au bord d'un lac. Et d'une sieste. Allongée sous un arbre.

Ou plus réaliste : je rêve de boire un perrier citron sur la place d'un petit village sous un parasol Pastis*51.

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22 juillet 2009

Intrusion

Môsieur a trouvé mon blog il y a plusieurs semaines de cela. D'après lui, ce ne fût pas difficile... quelques mots-clé bien choisis (méla*nome + 30 ans... - no comment- ) et hop.... il est venu lire ce que je racontais par ici.

Lorsqu'il me l'a annoncé il y a quelques jours, je lui en ai voulu à mort. Je ne crois pas qu'il ait bien saisi ce que ce blog représentait pour moi.

Ce soir, Môsieur m'a envoyé un mail de rupture.

Evidemment, j'hésite à fermer ce blog. Pas envie qu'il revienne ici "prendre" de mes nouvelles sans que je le sache.
Je sèche mes larmes en relisant son mail.
Envie de vous en parler.
Aucune envie qu'il ne lise mes mots maux.

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13 juillet 2009

Et ça papote....

- J'écris sur un carnet noir Moleskine* mes pensées et réflexions avant mes séances chez mon meilleur ami dans son fauteuil. J'y relate également ses propos, les pistes que nous explorons ensemble, ses réactions à mes récits, les éventuels débuts d'explications.
- J'écris sur ce blog mes petits moments de vie, parfois liés à ces séances, plus souvent les récits de mes interactions avec les autres et les sentiments qu'elles génèrent et autres petites choses parfois sans intérêt.
- Je raconte à certains de mes amis que j'ai un nouveau meilleur ami dans son fauteuil, sans en dire vraiment davantage malgré leur curiosité. Je ne le dis pas à d'autres.
- Je raconte à certains de mes amis mes aventures avec Môsieur, parfois en sollicitant leur avis. Je ne le dis pas à d'autres. A eux, je leur parle de ma solitude.
- Je raconte à certains à quel point je ne m'éclate absolument pas dans mon job, à quel point je ne partage pas les "valeurs" des personnes avec qui je travaille. A d'autres je dis que mon boulot est cool.
- Je raconte à certains à quel point je suis perdue au milieu de mes prétendus amis qui m'ont tellement déçue ces derniers mois. Sans qu'ils se rendent compte que c'est d'eux dont je parle à cet instant.
- Je ne parle à mes parents que de la météo, de leurs vacances, de mes récents achats et de mon filleul.
- Je parle (parlais) de beaucoup de choses à Môsieur. Enfin surtout quand j'en avais l'occasion. Mais jamais de la douleur que je ressentais dans cette relation sans avenir.

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11 juillet 2009

4 jours... 4 JOURS!!!!!!!!

Paris s'est vidée.

Hier un apéro (de 20h à minuit 30!) avec une copine/collègue en terrasse (habituellement prise d'assaut) : seule une petite dizaine sur la cinquantaine étaient occupées!
Des terrasses où l'on CHOISIT sa table, des rues quasi-désertes, des magasins vides... :

j'adore les looongs week-ends!!! J'adoooore que les parisiens fuient Paris. Il y en a + pour nous!

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07 juillet 2009

On fête ça?

Hopital : a confirmé que tout était ok.

Hiérarchie : a fait comme si de rien n'était.

Môsieur : n'a pas donné signe de vie.

Hopital : c'est cool, le médecin a eu un discours + soft que d'habitude.
Hiérarchie : aucune référence à l'incident d'hier. Il va pourtant falloir en reparler.
Môsieur : était trop pris par le boulot pour qu'on parle de ma sortie d'hier soir et n'a pas pris de nouvelles aujourd'hui après ma visite à l'hopital. Est-ce qu' "inacceptable" est le bon mot? Ou inexcusable peut-être?

Je crois que je vais me boire une coupette de champ' toute seule comme une grande.
Mais trinquer ça va être compliqué c'est sûr.

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06 juillet 2009

Belle sortie

Putain

Je n'ai jamais été autant en colère. Et humiliée. Et écoeurée. Et tout ça à cause du boulot. Ou plutôt à cause de connards avec qui je dois bosser depuis déjà de longs mois. Et j'ai subi. Tous les jours ils ont poussé un peu plus. Jusqu'à ce soir. J'ai poussé ma gueulante auprès de ma hiérarchie qui faisait semblant de ne pas voir. Ou plutôt que ça arrangeait de ne pas voir.
Alors ce soir, j'ai fait une belle "sortie".
Je crois que ça en a surpris plus d'un. Parce qu'après l'avoir commencée en huis clos dans le bureau de ma chef, j'ai fini dans l'open space. Incroyable comme on peut entendre le silence parfois.
Alors demain, acte de résistance, je boycotte une réunion de chefs. Je dis merde. Ma chef me dit : "vous m'abandonnez". "Oui, comme ça vous verrez ce que c'est d'être seule face à eux".
Je pleurais, un peu. Mais je suis allée au bout. J'en subirai certainement les conséquences.

Certains d'entre vous riront peut-être doucement de ce "pseudo" acte de résistance. Mais pour moi, comme dit l'autre, "ça veut dire beaucoup".

Là tout de suite, la pression a du mal à retomber. N'ayant personne à qui raconter l'évènement, j'écris. Môsieur est bien sûr indisponible. Je vous écris.
Putain que c'est dur.

Demain matin : hôpital. Pour énième contrôle.
Et après ça, je suis censée enchainer avec le boulot, comme si de rien n'était?

Putain.

Posté par oneyear à 20:22 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juillet 2009

Le vieux

Un cinéma parisien. Le dernier Woody A. Je choisis une bonne place, évitant de me placer devant ou derrière quelqu'un qui serait déjà installé. Je m'enfonce dans mon fauteuil moelleux. Le vieux arrive. S'installe un siège à côté du mien. Et passera 1heure 30 à rire bruyamment, toutes les 32 secondes et demi environ (en moyenne).
Putain. M'a gâché mon plaisir.... pfffffff.

A part ça, je vais lancer le mouvement de défense des soutiens-gorges non-rembourrés (de plus en plus rares).
A part ça, j'ignorais qu'on pouvait foirer une séance chez son psy* : la semaine dernière, moi face à mon meilleur ami dans son fauteuil, j'ai été mauvaise. Incapable de me concentrer, fatiguée, ne trouvant pas mes mots, incapable de réfléchir. Mauvaise je vous dis. Malgré ça, il a réussi à faire sortir des choses. Il est fort je vous dis!
En sortant des séances avec lui, j'écris. Ce que nous avons dit. Il lève le voile peu à peu. Je comprends enfin. Je ME comprends enfin. Je ne dirai pas que c'est douloureux, c'est angoissant. Angoissant de comprendre et du coup de changer un modèle sur lequel on se repose depuis des années. Faire bouger les fondamentaux finalement.
A part ça, j'ai retrouvé goût aux apéros chez moi, du vin, des petites douceurs, un ventilo efficace, et des amis. C'est chouette en fait.
A part ça, quand il fait chaud, moi et ma petite robe d'intérieur (en coton et bien large), on n'est pas sexy du tout du tout.
A part ça, je dors avec un coussin dans mes bras.

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04 juillet 2009

Regardez droit devant s'il vous plaît...

Qu'est-ce qu'ils doivent en entendre des conneries les chauffeurs de taxi.

Comme cette discussion codée entre Môsieur et moi tout à l'heure entre son boulot et le resto. "Mettez pas vos pieds sur le vide-poches siou plait!". Putain, c'est con c'est trop tentant.

Entre le resto et chez moi, le chauffeur a pu écouter un mémorable karaoké sur Wham* "laaaast christmaaaas... I gave you my heaaart" (de saison).

Pourtant j'ose imaginer que l'ambiance n'était pas à la fête dans le taxi qui vient à l'instant de ramener Môsieur chez lui.

Depuis qu'il est parti, j'écoute Miles*Davis.

Posté par oneyear à 00:27 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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